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Métiers de la data en Afrique : compétences, débouchés et opportunités d'emploi à l'ère de l'IA

Les données nous entourent au quotidien. Leur volume augmente de manière exponentielle avec l'avènement du numérique. Aujourd'hui, les données constituent un véritable or. À l'occasion du Grand Salon de la Data en Afrique, les métiers de la data ont été mis en lumière à travers le thème : « Métiers de la data et insertion professionnelle », le 17 juillet 2026. La définition de la data, la typologie des métiers, les compétences clés à développer et les perspectives d'emploi ont animé les échanges. En premier lieu, les panélistes définissent la data (donnée) comme toute information qui permet de connaître un individu, de réaliser une projection future en vue de prédire son comportement grâce à un ciblage. Aujourd'hui, la data est le carburant des intelligences artificielles. Cela est possible grâce à des compétences spécifiques dans l'environnement de la data. A lire aussi :  Métiers de l'information et de la communication : Quelles compétences clés pour réuss...

Acceptation universelle et souveraineté numérique : le Burkina Faso plaide pour un Internet inclusif en langues locales



« Acceptation universelle et souveraineté numérique » est la réflexion qui a réuni des experts de la cybersécurité ainsi que des professionnels de l’information et de la communication à la troisième édition de la Journée de l’Acceptation Universelle, le vendredi 22 mai 2026, à l’hôtel Pacifique. Cette journée est organisée par EcoDev en collaboration avec Alliance Burkinabè des Domaines Internet.

L’acceptation universelle se définit comme l’engagement à prendre en compte les langues vernaculaires pour garantir un accès à un Internet inclusif pour tous. Cette journée a pour objectif de sensibiliser sur l’importance de l’acceptation universelle et de présenter les acquis enregistrés.

Un Internet qui s’adapte aux internautes

Ismaël Ouédraogo, directeur général de EcoDev soutient la prise en compte des langues nationales dans l’accès à Internet. Grâce à l’acceptation universelle, ce n’est plus l’internaute qui s’adapte pour exister sur Internet, mais Internet qui s’adapte pour accueillir l’internaute. Il précise : « Internet occupe une place de plus en plus importante dans nos sociétés. Il devient essentiel de s’assurer que nos langues, nos identités numériques et nos contenus locaux soient pleinement pris en compte dans les systèmes numériques de demain. C’est pourquoi cette 3e édition accorde une place importante aux ateliers techniques et pratiques avec un objectif clair : accompagner les acteurs de notre système numérique à mettre à niveau leurs systèmes d’information afin que l’Internet inclusif ne soit plus simplement un concept, mais une réalité. Nous encourageons les ingénieurs, les experts du secteur privé et public ainsi que les acteurs du milieu académique à intégrer les principes de l’acceptation universelle dans leurs plateformes et applications. Grâce à l’acceptation universelle, ce n’est plus l’internaute qui s’adapte pour exister sur Internet, mais Internet qui s’adapte pour accueillir l’internaute. »
A lire aussi : Souveraineté numérique : comment le Burkina Faso peut maîtriser l’IA ?

Ismaël Ouédraogo, directeur général de EcoDev

Le .bf comme levier de souveraineté numérique

Parallèlement, Isaïe Toé, dans sa présentation, assure que l’ABDI porte une attention particulière à la valorisation des langues nationales, des contenus locaux, de l’hébergement local et de l’identité numérique. « L’ABDI œuvre depuis plusieurs années à la promotion de l’Internet au Burkina Faso. À travers ses missions, elle contribue à bâtir un Internet plus inclusif, plus accessible et davantage adapté aux réalités nationales autour de plusieurs priorités stratégiques : la gestion et la promotion du domaine national .bf, véritable levier d’identité et de souveraineté numérique, ainsi que la promotion d’un Internet sécurisé, inclusif et accessible à tous. » Une attention particulière est portée à la valorisation des langues nationales, des contenus locaux, de l’hébergement local et de l’identité numérique. À l’ère des réseaux sociaux, l’expert estime qu’une identité numérique solide ne repose pas uniquement sur les plateformes sociales, mais également sur la maîtrise de ses outils, de ses contenus et de sa présence en ligne.

Isaïe Toé, Secrétaire Exécutif de l'ABDI 

Réseaux sociaux : des outils complémentaires, mais insuffisants

Dans le cadre des politiques de souveraineté numérique en cours, Isaïe Toé estime que le domaine « .bf » constitue un véritable levier de promotion de l’identité nationale dans l’espace numérique. Il favorise la maîtrise des données locales ainsi que leur pérennité. Il prévient que si les réseaux sociaux sont utiles pour la visibilité et l’interaction, ils ne peuvent constituer le socle d’une stratégie numérique durable. Une présence uniquement fondée sur ces plateformes expose à une dépendance vis-à-vis de règles et d’algorithmes que l’on ne maîtrise pas. À l’inverse, un site web professionnel associé à un nom de domaine propre, notamment en « .bf », ainsi qu’à une messagerie professionnelle personnalisée, constitue un véritable choix stratégique au service de la souveraineté numérique. Le site web demeure la vitrine principale, garantissant crédibilité, maîtrise des contenus et pérennité de l’identité numérique, tandis que les réseaux sociaux jouent un rôle complémentaire.

L’acceptation universelle au service des langues locales

Internet a été développé principalement autour des caractères ASCII, limitant ainsi la prise en compte de nombreuses langues et écritures à travers le monde. L’Acceptation Universelle apporte une réponse concrète à cette réalité. Elle garantit que tous les noms de domaine et toutes les adresses électroniques, quelle que soit leur langue, leur écriture ou leur longueur, puissent être correctement acceptés, validés, stockés, traités et affichés par les systèmes numériques. Selon l’expert, il est difficile de parler d’inclusion lorsque certaines langues demeurent invisibles dans l’univers numérique. Il est tout aussi difficile de parler de souveraineté numérique lorsque les populations ne peuvent utiliser pleinement leur langue dans les outils numériques qu’elles utilisent au quotidien.

Représentante de la ministre de la Transition digitale et des Postes Electroniques

Une question d’identité culturelle et de développement

La souveraineté numérique signifie également que chaque citoyen puisse exister pleinement dans l’espace numérique à travers sa langue, sa culture et son identité. Pour un pays comme le Burkina Faso, riche de plus de 60 langues nationales, cette question dépasse largement le cadre technologique. Elle touche à l’identité culturelle, à l’inclusion numérique et à la vision du développement du pays, conclut l’expert.

En rappel, l'Alliance Burkinabé des Domaines Internet ABDI est l' Operateur du domaine .bf qui s'occupe de la Gouvernance de l'Internt au Burkina Faso et Eco Dev est l'organisation en charge de la vente des hébergements et des noms de domaine en point bf

Marc Kévin BADO 
Spécialiste des plateformes 
numériques de communication

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