À l’occasion de la Journée de l’Acceptation Universelle organisée par EcoDev, Guy Édouard Bouda a entretenu la réflexion sur l’importance du site web professionnel et de la messagerie électronique personnalisée à l’ère des réseaux sociaux et des plateformes de messagerie publique vendredi 22 mars 2026 Le contexte numérique burkinabè est fortement marqué par une dépendance aux réseaux sociaux et aux services de transactions en ligne. Un constat se dégage : absence de site web pour certaines institutions publiques ou privées, obsolescence des informations, usage d’adresses mail génériques et diffusion massive des contenus sur les réseaux sociaux, parfois à travers de faux comptes. Conséquence : une identité numérique fragile. Qu’est-ce que l’identité numérique ? Guy Édouard Bouda définit l’identité numérique comme l’ensemble des informations, contenus et traces qui permettent d’identifier une personne, une organisation ou une entreprise sur Internet. Selon l’expert, la maîtrise de ses do...
Vautours enchantés est une œuvre de Élie Yamba Ouédraogo, publiée aux éditions Sankofa et Gurli Éditions. M. Ouédraogo est également auteur de plusieurs œuvres dont Falangountou : le rire, On a giflé la montagne et La dynastie maudite (roman).Frère de la Sainte Famille, philosophe et écrivain, il est décédé le 15 octobre 2025.
L’auteur aborde la thématique de l’argent et de la liberté. Cette œuvre enseigne que la passion de l’argent est la plus avilissante des passions. Cette œuvre est de belle facture.
L’action se déroule à Kalgala, à quelques kilomètres de Ouagadougou. Le style de l’auteur est descriptif et analytique. Il réussit à plonger le lecteur dans son univers avec des mots imagés, pleins d’enseignements.
Il met en évidence la dialectique entre l’amour et la haine, le bien et le mal, la tradition et la modernité. L’œuvre enseigne sur l’amour inconditionnel de l’argent. L’écrivain conte ici le récit de quatre personnes : Manasseh, Rockette, Pawitraogo et Daouda. Un objectif commun : gagner de l’argent.
Des personnages guidés par l’ambition et l’argent
Pawitraogo personnage principal était convaincu que l’argent ferait de lui le meilleur candidat au poste de maire de zilembedougou
Rockette la femme du groupe. Elle a fait le tour du monde a travers plusieurs pays. Du japon, au nigeria, elle eu beaucoup d’enfants. Elle avait pour desir d’obtenir de belles maisson, une voiture lexus luxueusse
Manasseh, ancien combattant lui reve d’avoir 6 femmes des enfants et une belle maison
Daouda personnage ayant révéler la possibilite de se faire de l’argent
Une réflexion profonde sur l’argent et la condition humaine
Dans le narratif, l’auteur s’interroge sur l’attachement et nos rapports a l’argent sans etre esclave de celui ci, le respect de la tradition et la cupidité. Il suscite la reflexion a travers des proverbes que je partage avec vous
“L’argent que nous avons est pour notre liberté, celui que nous cherchons pour notre servitude.” Jj Rousseau
Mais comment l’obtenir pour notre liberté, sans l’avoir d’abord cherché aux prix de la servitude ? page 91
Il réussit à mettre en opposition la moralité et le pouvoir de l’argent de rendre les défauts tolérables à la page 137.
À la page 12, il estime que : “La simplicité assumée vaut mieux qu’une gloire houleuse.”
Plus loin, à la page 243, il soutient que L’on ne peut pas forcer l’ordre du monde à coïncider avec l’ordre de vos désirs.”
“Celui qui accepte qu’on attache ses mains et ses pieds doit consentir qu’on le traîne là où il ne veut pas.” (p. 275)
“Quand on a brûlé le vieillard, on ne demande plus les nouvelles de sa barbe.” (p. 246)
“La richesse ne change pas l’homme de vertu ; au moins rend-elle supportables vices et vicieux.” (p. 137)
“Quand celui qui ne vaut rien tient à sauver celui qui n’a rien, les deux se feront moquer par celui qui ne sait rien.” (p. 264)
La place de la femme dans le récit
La femme occupe également une place importante dans le récit de l’œuvre et dans la société.
“La mère de chacun, c’est le monde de chacun : l’univers de tous.” (p. 274)
Selon les anciens :“La femme est un cache-sexe brûlant. Celui qui le porte s’expose à se tordre de douleur ; quant à celui qui s’en défait, tout le monde se gaussera de sa nudité.” (p. 23)
Une fin ouverte à l’interprétation
Un rappel, sans doute, du fait que l’on ne peut pas entraver les interdits des coutumes traditionnelles décrits in fine dans le récit de l’auteur.
Toutefois, la fin n’était pas totalement compréhensible. L’auteur aborde la vie dans le néant. La présence de la maman reste perceptible dans l’au-delà. Quelle était sa portée ?
À travers Vautours enchantés, Élie Yamba Ouédraogo propose une réflexion profonde sur la cupidité, le pouvoir, la tradition et la liberté. L’œuvre met en lumière les contradictions humaines face à l’argent et rappelle que la quête excessive de richesse peut conduire à l’asservissement moral et spirituel.
“La passion de l’argent est la plus avilissante de toutes les passions.” (p. 275)
Au-delà de la quête d’argent et de pouvoir, Vautours enchantés nous confronte à une question essentielle : jusqu’où l’être humain est-il prêt à aller pour satisfaire ses désirs sans perdre son humanité ?
Entre traditions, ambitions et contradictions morales, l’œuvre de Élie Yamba Ouédraogo laisse finalement une interrogation ouverte : l’argent libère-t-il réellement l’homme ou finit-il toujours par l’asservir ?
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Marc Kévin BADO
Spécialiste des plateformes
numériques de communication
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