À l’occasion de la Journée de l’Acceptation Universelle organisée par EcoDev, Guy Édouard Bouda a entretenu la réflexion sur l’importance du site web professionnel et de la messagerie électronique personnalisée à l’ère des réseaux sociaux et des plateformes de messagerie publique vendredi 22 mars 2026 Le contexte numérique burkinabè est fortement marqué par une dépendance aux réseaux sociaux et aux services de transactions en ligne. Un constat se dégage : absence de site web pour certaines institutions publiques ou privées, obsolescence des informations, usage d’adresses mail génériques et diffusion massive des contenus sur les réseaux sociaux, parfois à travers de faux comptes. Conséquence : une identité numérique fragile. Qu’est-ce que l’identité numérique ? Guy Édouard Bouda définit l’identité numérique comme l’ensemble des informations, contenus et traces qui permettent d’identifier une personne, une organisation ou une entreprise sur Internet. Selon l’expert, la maîtrise de ses do...
Dans un monde virtuel où le texte, la photo et la vidéo se fondent dans le ballet incroyable des algorithmes et de l’intelligence artificielle, la consommation des contenus devient critique. Un véritable défi s’impose aux consommateurs de l’information : discerner le vrai du faux au milieu de l’infobésité. Quelle est la véritable valeur de l’information ?
Les pratiques et usages engendrés par Internet permettent à tout le monde de produire et de diffuser des informations en ligne. Le jugement, le point de vue, l’analyse, le commentaire, l’engagement, l’expertise et la connaissance ne sont plus la propriété exclusive du journaliste. La pratique du journalisme se réadapte à l’échelle individuelle et collective.
Prendre du recul face aux contenus numériques
Sur la toile, il convient de prendre du recul, de la mesure et de la retenue lorsque l’on navigue dans l’espace public. Comment consommer un contenu utile, juste et vérifié ?
On ne peut pas consommer une information saine si l’on ne maîtrise pas le processus de production. La collecte des sources, le traitement et la diffusion de l’information sont des compétences cruciales pour consommer des informations vérifiées.
Pourtant, la production des vérités factuelles est concurrencée par des opinions et des préjugés. La réalité devient dès lors relative. Elle cède la place aux émotions et aux sentiments, parmi lesquels les peurs et les haines. Les plateformes sociales favorisent la viralité de ces contenus. Les outils de collecte, de traitement et de diffusion étant accessibles, il est impératif de se former au journalisme citoyen.
Pourquoi se former au journalisme citoyen ?
Pour cela, il faut comprendre qu’une source unique ne garantit pas un fait vrai. Un fait isolé ne rend pas toute la vérité du réel.
Partant de ce principe, pratiquer le journalisme citoyen, c’est chercher, trouver, révéler, trier, hiérarchiser et transmettre les informations, les faits et les réalités utiles à la compréhension du monde, à la réflexion qu’elle suscite et à la discussion qu’elle appelle.
C’est quoi le journalisme citoyen ?
Edwy Plenel, dans son livre La Valeur de l'information, répond à cette interrogation. Le journalisme sert à apporter aux citoyens l’information dont ils ont besoin pour vivre, en être libres et autonomes.
Le journalisme citoyen, c’est faire vivre soi-même l’information, contribuer à la réflexion, au débat et aux actions.
La mission première de l’information
Mais comment fournir une information utile et crédible ?
Le journalisme, défini par Edwy Plenel dans son ouvrage La Valeur de l'information, a pour objectif de fournir les informations d’intérêt public nécessaires afin de rester libres et autonomes, maîtres et acteurs de nos destins individuels et collectifs.
Sa première obligation est à l’égard de la vérité, sa première loyauté envers les citoyens, sa première discipline la vérification et son premier devoir l’indépendance.
Marc Kévin BADO
Spécialiste des plateformes
numériques de communication
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