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Métiers de la data en Afrique : compétences, débouchés et opportunités d'emploi à l'ère de l'IA

Les données nous entourent au quotidien. Leur volume augmente de manière exponentielle avec l'avènement du numérique. Aujourd'hui, les données constituent un véritable or. À l'occasion du Grand Salon de la Data en Afrique, les métiers de la data ont été mis en lumière à travers le thème : « Métiers de la data et insertion professionnelle », le 17 juillet 2026. La définition de la data, la typologie des métiers, les compétences clés à développer et les perspectives d'emploi ont animé les échanges. En premier lieu, les panélistes définissent la data (donnée) comme toute information qui permet de connaître un individu, de réaliser une projection future en vue de prédire son comportement grâce à un ciblage. Aujourd'hui, la data est le carburant des intelligences artificielles. Cela est possible grâce à des compétences spécifiques dans l'environnement de la data. A lire aussi :  Métiers de l'information et de la communication : Quelles compétences clés pour réuss...

Omar Hubert Relwendé Ouédraogo : de la pharmacie à la création de contenu digital au Burkina Faso

Du rêve d’enfant de devenir médecin à la création de vidéos, Omar Ouédraogo nous livre le récit d’un étudiant en pharmacie passionné de la création de contenu. Graphiste autodidacte, il a fait de Canva un outil d'expression et de formation, en misant sur l’innovation locale. Découvrez son parcours


Présentez-vous svp 
 
Je suis Omar Hubert Relwendé Ouédraogo, je suis étudiant en licence de pharmacie à l'université de Joseph Ki zerbo. J’ai obtenu mon Baccalauréat au Nelson Mandela avec la moyenne qu'il fallait pour aller en étude de science de la santé. Depuis tout petit, j’ai toujours rêvé de faire des études dans le domaine de la santé, notamment dans le de la médecine. Finalement, j’ai été orienté vers le domaine de la pharmacie. C’est ce qui a été validé et j'ai été affecté à l’Université Joseph Ki Zerbo.

Comment es-tu devenu créateur de contenu ?

En 2024. J'ai commencé à faire des petites vidéos sur TikTok.. Je faisais des petites vidéos par-ci par-là, on s'amusait, mais ce n'était pas du sérieux. En janvier 2025, je suis allé avec une personne au musée. Quand je suis arrivé, j'ai vu le décor, tout ce qu'il y avait autour. Ça raconte l'histoire de notre pays.
Et ça m'a inspiré en fait à faire une vidéo. Là, pendant que je faisais la vidéo également, il y avait une autre personne. Je lui ai demandé aussi de faire quelques plans avec son téléphone. Je filmais aussi avec mon téléphone après pour faire une vidéo. Et quand j'ai fini la vidéo de tourner, je suis arrivé à la maison. Je suis resté là, je réfléchissais à trouver un concept derrière la vidéo, qui va rapprocher en fait le côté culturel et le côté digital. Afin de dire que les créatifs aussi doivent s'inspirer de la culture. Quand je fais une vidéo ou quand je crée quelque chose, j'essaie vraiment de créer quelque chose qui a un lien avec la culture. Ça ne passe pas tout le temps. Quand tu veux créer quelque chose pour quelqu'un, il faut que ça plaise à la personne. Ça ne passe pas tout le temps, mais j'essaie toujours de suivre cette démarche.


Comment as-tu découvert Canva ?

J’ai commencé par le graphisme. À l’université, je me suis engagé dans le domaine associatif. Quand on faisait des activités, on avait besoin d’affiche. Par manque de budget, à une activité où j’étais le président du comité d’organisation, j'ai pris un template, j’ai modifié les informations qu’il fallait. j'ai vu que ça me plaisait bien. Après la sortie, bien évidemment, j'ai continué. Le côté graphiste, le côté création de contenu, c'est de l’apprentissage autodidacte.
J'ai rencontré mon ami Danel Bouda, de Pacific Image. C'est lui qui m'a vraiment appris et qui m'a montré tout ce qu'il y a à savoir sur la photographie. Et en même temps que j'apprenais aussi sur la photographie, j'apprenais aussi tout ce qu'il y avait autour, que ce soit côté vidéo. En fait, C’est par là que j'ai pu me performer pour produire du contenu. Par passion, quand je crée une affiche, une vidéo et que je vois le résultat final, je suis content. J’ai toujours voulu être libre et faire ce métier aussi. En même temps que c'est une passion, ça me rapporte de l'argent. Et en faisant ça, j'arrive à faire mes études.

Comment arrives-tu à concilier le métier de créateur de contenu et tes études en pharmacie ?

Ce n'est pas simple à faire. Tout part d’une bonne organisation et la gestion des priorités. En étant à l'université, Joseph Ki-Zerbo, avec le retard, on n'avance pas vraiment. Ça me laisse du temps. Ça fait un bout, je dirai trois, quatre mois qu'on n'a pas cours. Donc ça me laisse largement le temps de faire ce que j'ai envie de faire dans le digital. Quand les études commencent également, je définis certaines priorités. Ça ne vaut pas la peine de se déplacer ou de veiller pour un projet, alors que le lendemain, j'ai cours. Je ne vais pas le faire. Donc ça dépend réellement des priorités, de l'organisation, de la somme de ce que tu gagnes, de ce que tu perds et tout. Sinon, ce n'est pas évident, surtout avec ces études en pharmacie à l’université de Ouagadougou.


Ta passion pourrait-elle prendre le dessus sur tes études de pharmacie ?

C’est une question que je me pose, c'est temps ci. souvent, je me dis que si j’arrête, ma vie n’aura plus de sens. Je vais m’ennuyer tout le temps avec les études. Là maintenant, on n'a pas cours, Qu’est-ce que je vais faire ? Mais sérieusement aussi, je réfléchis à vraiment limiter pour vraiment être fixe sur un seul domaine. Je fais du graphisme, la création de contenu vidéo, de la photographie. Et je pense à me spécialiser. C'est peut-être le graphisme ou être expert dans un domaine précis.

Quel conseil donnerais-tu aux jeunes qui souhaitent se lancer dans la création de contenus tout en poursuivant des études exigeantes ?

Si j'ai un conseil, je dirai de se former premièrement. Tout le monde n'est pas fait pour être autodidacte. Par exemple, si on me met dans un domaine dans lequel je dois apprendre par moi-même, je vais avancer sans souci. Mais tout le monde n'a pas la capacité de faire cela. En se formant, on avance plus vite que quelqu'un qui se forme de manière autodidacte. Lorsque tu te formes également, tu auras un mentor à tes côtés qui te montre comment les choses évoluent et que l’expérience que tu n'as pas. Pourquoi tu peux avancer vite. Donc la première des choses, c'est de se former. Tu trouves un mentor, ne pas avoir peur de poser des questions.
Ensuite, il faut définir une ligne directive de ce qu'on a envie de faire en tant que créateur, de ce qu'on a envie de créer en tant que créatif ou créateur de contenu. Maintenant, comment associer cela avec tes études ? C'est d'abord de voir le type d’étude, ou bien, je dirais la filière, parce qu'il y a des filières dans lesquelles tu as la possibilité de t'arrêter à ta licence. Donc avant de commencer, vois si tu ne peux pas terminer d'abord tes trois ans avant de commencer. Si c'est des longues études comme ce que je fais, c'est vraiment d'aller pas à pas, te former, trouver un mentor, définit et priorité en fonction du contexte, en fonction du moment et c'est comme ça je pense que c’est comme ça qu'on avance. À l'échelle du diplôme, tu veux qu'il y ait quelques-uns de tes mentors et sur l'inspirante que tu peux lui dire inspirante qui nous dit le diplôme.

Parle-nous de la formation pilule Canva

J’ai lancé un webinaire dénommé la pilule Canva. J'ai remarqué que c'est un logiciel que les gens négligent. De nombreuses personnes considèrent l’outil de pas être professionnels alors qu'on peut travailler avec ça. Et ailleurs, les gens le font. Ici, je ne sais pas pourquoi ça pose un problème qu'un graphiste qui maîtrise Canva ne puisse pas être considéré comme un graphiste professionnel. Alors que s'il arrive à produire un résultat qui te plait. Pourtant en tant que photoshopiste, tu n'arrives pas à distinguer le résultat en fait d'une création fait de Canva c'est qu'au final Canva c'est un logiciel professionnel. Donc c'est pour ça que j'ai lancé le webinaire qui était gratuit pour améliorer d'une formation qui se tiendra pour moi, j'ai fixé ça au 12, 13, 14 juillet 2025 de voir s'il y aura des inscrits. La petite communauté que j'ai pu avoir grâce au webinaire, je communique là-dedans de façon fermée


À quoi les participants peuvent s'attendre à l’issue de la formation pilule Canva ?

Les participants doivent s'attendre à déjà comprendre sûr que c'est que le graphisme, peu importe le logiciel qu'on utilise, parce qu'il y aura les bases, parce que en tant que graphiste, en tant que créatif, quand on n'a pas les bases, on souffre beaucoup. On peut demander de faire un truc simple, mais juste parce que tu n'as pas les bases, tu vas souffrir alors que c'est basique donc déjà, il y a ça donc normalement, ils ont été bien attentifs ils vont comprendre cela après cela maintenant, on va explorer le logiciel, on va parcourir tout ce qu'il y a à parcourir parce que moi, je l'ai déjà fait. Je vais vraiment tout t'expliquer tout ce que je sais sur Canva. Sur le webinaire. J'ai partagé un peu

Souhaites-tu partager un message particulier avec la communauté digitale burkinabè ?

N'hésitez pas à me critiquer parce que moi, je n'ai pas peur des critiques. Que ce soit critique, négative ou positive, ça apporte toujours quelque chose en plus et moi, je dis toujours, faites confiance au processus donc trust the process. C'est constamment la phrase que j'utilise tout le temps, peu importe ce qui arrive, faites confiance au processus, que ce soit un échec, on apprend constamment d'un échec. Donc le message, C’est : faite confiance au processus


Un mot pour la fin ? 

Pour moi, il est très important de donner de la visibilité aux acteurs locaux du digital parce que si nous même de manière locale, on ne donne pas de la visibilité aux acteurs locaux qui va venir le faire ? Par exemple, le blog de Marc Kevin, c'est quelque chose de bien. J'invite les gens à le lire et à découvrir les créatifs. Peut-être que par là, tu peux trouver un ami, trouver une source de motivation. De toute façon, on apprend toujours quelque chose de la part de quelqu'un, que ce soit de bon ou de mauvais.  


Marc Kévin BADO
Community Manager,
créateur de contenu multimédia


Commentaires

  1. Merci pour cet article inspirateur. Le dynamisme et la créativité de ce jeune homme sont à saluer

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