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Métiers de la data en Afrique : compétences, débouchés et opportunités d'emploi à l'ère de l'IA

Les données nous entourent au quotidien. Leur volume augmente de manière exponentielle avec l'avènement du numérique. Aujourd'hui, les données constituent un véritable or. À l'occasion du Grand Salon de la Data en Afrique, les métiers de la data ont été mis en lumière à travers le thème : « Métiers de la data et insertion professionnelle », le 17 juillet 2026. La définition de la data, la typologie des métiers, les compétences clés à développer et les perspectives d'emploi ont animé les échanges. En premier lieu, les panélistes définissent la data (donnée) comme toute information qui permet de connaître un individu, de réaliser une projection future en vue de prédire son comportement grâce à un ciblage. Aujourd'hui, la data est le carburant des intelligences artificielles. Cela est possible grâce à des compétences spécifiques dans l'environnement de la data. A lire aussi :  Métiers de l'information et de la communication : Quelles compétences clés pour réuss...

Très jeune, il tombe dans la ruche d’abeille

Ahmed Salif Gandema est artiste sculpteur #bronzier. Dans cette vidéo, passionné de son métier, il présente son art.  Découvrez

 

Comment avez-vous découvert le métier de bronzier ? 
Pendant les vacances on se retrouvait tous à l’atelier familiale. On a commencé à jouer avec la cire quand on était plus jeune. En grandissant, on a appris à mieux se perfectionner avec le temps. On est tombé dans la ruche comme on le dit. 

Comment est ce que vous vous inspirez pour la création de vos objets d’art ? 

On s’inspire de tout. Quand tu es à la réalisation par exemple,  l’art contemporain, tu réalises des œuvres qui parlent, qui expriment des choses. Par contre, il y a l’art décoratif où on installe dans les maisons. L’inspiration vient de tout. 


Quels procédés utilisez-vous pour la réalisation d’une pièce en bronze ? 

La méthode que nous utilisons, on appelle ça la cire perdue. A la base pour créer le modèle, on utilise de la cire d’abeille. Avec la cire d’abeille, on crée le modèle à la main. Puis on utilise de l’argile avec du crottin de cheval pour faire le moule en argile. Après on le met dans le feu, on récupère la cire. On fond le bronze que l’on coule dans le moule à nouveau. Quand ça se solidifie, on casse le moule et on récupère la pièce en bronze. Il y a l’autre étape qui est le polissage. c’est l’étape ou l’on fait le nettoyage, on fait briller la pièce. On fait par la suite la patine. La patine c’est les différentes couleurs que l’on passe sur le bronze. A l’état brut, le bronze est doré et on utilise la patine pour mettre différentes couleurs sur le bronze. Et la méthode, on l’appel la méthode de la cire perdue. 

Comment arrivez-vous à concilier entre modernité et tradition ?

L’art évolue et il faut forcément suivre le mouvement. Quand on était petit, les types de réalisation étaient carrément différents. En plus des voyages, quand tu rencontres d’autres artistes, tu évolues. Tu vois plein de choses différentes de ce que tu fais. Ca t'inspire à faire encore plus, donc forcément il faut que tu innoves. Les techniques sont les mêmes à la base, mais chacun apporte ce qu’il a pour pouvoir se différencier. 

En tant que bronzier, quelle est la réalisation qui vous à le plus marqué ? 

Réaliser et arriver à vendre, ça c’est une belle découverte on va dire. J’ai eu à collaborer avec des gens, un peu partout, faire des voyages, travailler, faire des formations. pas mal d'ateliers. A travers tout ça, j’ai fait pas mal de découvertes qui m'ont pas mal instruit. Mon parcours, ça me fait découvrir à chaque fois de nouvelles choses. A chaque fois que ça tourne, il y a pas mal de découvertes à faire. 

Combien de temps faut il pour réaliser une pièce de bronze ?

Pour réaliser une pièce, ça dépend de quel genre de pièce et de la taille.  Des petites pièces comme celle là tu as au moins deux jours pour faire le modèle comme ça entier. Ensuite au moulage, il faut attendre que ça sèche avant de passer la deuxième couche  d’argile et on passe à la fonte. On peut prendre en tout cinq jours minimum pour réaliser une pièce comme  celle-là. 

Parlez-nous de vos collaborations. Quels sont les retours que vous avez ? 

Jusque là, je m’estime chanceux, il y a pas mal de collaborations. Jusque là je n’ai pas eu de retour négatif. Il y a des gens qui m'appellent, qui prennent des renseignements. D’autres qui aboutissent d’autres pas, mais c’est ça.

C’est la différence dans ton métier qui va te donner du poids. Hamed Salif Gandema

Initiez-vous des ateliers de formations ? 

Pour tous ceux qui veulent peuvent déjà me contacter. C’est payant car il y a du matériel à acheter pour tout un chacun. Quand on fait nos ateliers, on prend cinq à dix personnes et ça se déroule sur une semaine. Vous pouvez me contacter pour plus d’informations. 

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut se lancer ? 

Pour quelqu’un qui veut aller dans ce domaine là, qu’il y va avec coeur, persévérance et tout. Qu’il prend le temps de mieux connaître ce qu’il fait, de bien travailler et espérer avoir sa place. On est dans un monde où il y a pas mal de grands artistes et c’est ce que tu arrives à proposer qui fait la différence avec les autres. C’est la différence dans ton métier qui va te donner du poids. 

 Marc Kévin BADO 
Community Manager, 
 créateur de contenu multimédia

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